7 janvier 2009 - L'oncologue confirme le scanner
Nous rentrons de chez l'oncologue, qui a bien sûr confirmé la très bonne nouvelle. « C'est super » nous a-t-il dit (vous l'aurez remarqué, c'est un bavard !). Les effets « secondaires » ressentis par l'Homme : Normaux, pas d'inquiétude à avoir. Peut-il refaire du sport : « bien sûr, c'est même conseillé, mais progressivement ». Ah, ah , je rigole bien, moi !. Il va voir quel effet ça fait d'être traité de « pro du canapé » ou de « sportif du dimanche » par une saloperie de machine (la Wii Fit si tu m'entends !!!). Peut-il reprendre la moto « oui, mais quand il n'y aura plus de verglas » (là, pas besoin d'avoir été opéré d'une DPC, le conseil me semble valable pour tout le monde !). Bref, on le revoit dans 3 mois, avec une écho et une prise de sang, et si tout est toujours aussi bien, on retire le cathéter (yessssss). Entre temps, l'Homme a pour mission de se retaper, car pour le Pr « il en a besoin »…… no comment…..
Pour l'instant il fait la sieste (l'Homme, le Pr je ne sais pas !), car l'aller-retour à Paris (2h00 pour aller, 30' d'attente, 5' de consultation et 1h00 pour rentrer) l'a bien crevé. Il n'a même pas voulu manger. Vu ce qu'il mange ces derniers temps, je pense qu'il va se rattraper pour le goûter.
Vous dire que je suis soulagée est en dessous de la vérité !. J'ai l'impression qu'un poids énorme s'est envolé de sur mes épaules, et pourtant , j'ai les larmes aux yeux pour un rien… Mesdames, à vos cours de psychologie pour expliquer tout ça, interro demain !!!!!
Pour conclure, je dirais simplement que je suis heureuse de ce pied de nez fait cette saleté de maladie, aux statistiques démoralisantes sur internet (et confirmées par des médecins traitants que je qualifierais de « bons à rien »), et :
- Que quand vous êtes confrontés à une maladie grave, il faut mettre toutes les chances de votre côté et aller directement dans les centres spécialisés (je rappelle que dans notre hôpital régional, ils proposaient une chimio palliative et n'envisageaient même pas d'opérer).
- Qu'il faut se battre et toujours y croire (là-dessus je décerne une palme d'or à l'Homme, qui ne s'est jamais senti malade !), car aujourd'hui, on peut espérer s'en sortir. Pour cela, le malade doit avoir un moral d'acier, l'équipe qui l'entoure doit savoir le rassurer, et l'entourage doit être très très fort pour l'aider à supporter la lourdeur de l'opération et de ses suites (là la palme d'argent, pour Petit Homme et moi… non mais !).
- Avoir une bonne étoile à portée de main : en effet, la DPC n'est possible que dans 25 % des cas de cancers du pancréas, soit parce que les organes vitaux sont trop près de la tumeur et empêchent l'ablation, soit parce que la tumeur a été détectée trop tard, soit parce que la personne est en mauvaise condition physique. L'Homme n'avait aucun des trois cas, ce qui a grandement favorisé sa guérison.
- Pour éviter le dernier cas, il faut s'efforcer d'avoir une vie saine. Bannir la cigarette, boire sans excès, faire du sport et s'alimenter correctement. Cela n'empêche pas de tomber malade, mais permet de bénéficier d'interventions « lourdes » qui augmentent considérablement les chances de guérison.
Nous avons pu bénéficier de tous ces points et aujourd'hui, nous nous en réjouissons… et je constate que la voie de la guérison n'est pas réservée « qu'aux autres ». Je peux faire un aveu : lorsque je suis allée sur le forum « Doctissimo » de Ninou (dont le mari a eu une DPC en 2003), je me disais « oui, mais lui c'est une exception, il a eu une chance inouïe de s'en sortir, c'est pas à nous que ça arriverait un truc pareil !" ; ensuite, il y en a eu d'autres, mais tellement peu par rapport au nombre de disparus. Eh bien nous sommes fiers de participer à l'augmentation du pourcentage de « survie » (quel terme horrible) 6 mois après le diagnostic (entre 5 et 10 % actuellement)… et nous espérons bien arriver à la « rémission durable » (2 ans) puis à la « guérison » (5 ans).
Dans un premier temps, nous allons nous détendre, l'Homme va tout mettre en œuvre pour se retaper, reprendre du poids, faire remonter ses globules et ses plaquettes et retrouver la forme. Cela va prendre quelques mois, mais on s'en fiche, on a l'temps !!!!
Je sais que je radote, mais encore merci à vous tous, qui nous avez entourés et soutenus, vous m'avez permis de rester opérationnelle dans les pires moments !!!!.
