13 février 2009 - Désolée de ce silence, mais...
Ben oui, fallait bien que ça finisse par arriver... Ca fait une semaine que je n'arrive plus à surmonter la crise d'angoisse qui s'est abattue sur moi... Faut dire que l'Homme est "tendu et irritable" (pour dire avec style qu'il est "ch..."). Rien ne va, il râle sans arrêt, tout l'énerve... En temps normal, il est plutôt du genre "impatient", mais là il dépasse les bornes. Peut être que je suis plus réceptive avec tout ce que nous avons traversé, mais je ne supporte pas !. Alors je vois tout en noir... d'où mon silence. Je rêve d'être une marmotte et de me terrer dans un trou en attendant que ça passe. Malheureusement c'est pas possible et il faut bien faire face.
Après une discussion, l'Homme a accepté de retourner voir "Médecin Traitant" pour lui demander si tous les symptomes qu'il ressentait étaient normaux : et bien oui, c'est consécutif à l'opération et à la chimio. Cela devrait disparaître au cours des mois à venir, à condition de bien manger, de faire de l'exercice avec modération (...) et de se reposer... On n'est pas à jour car je trouve qu'il se fatigue trop. Nouvel examen sanguin dans 2 semaines pour voir si les plaquettes remontent.
Il y a 8 mois jour pour jour (et c'était également un vendredi... 13), j'étais pétrie d'angoisse, et je venais tout juste d'apprendre que l'opération s'était bien passée. On occulte facilement les moments difficiles, et c'est vrai qu'il faut relativiser les "petits bobos" après ce que nous avons passé. Mais il y a des moments, "la coupe est pleine" et faut que ça déborde !. Pourtant, nous mesurons la "chance" nous avons eue. Je pense très fort ce soir au papa de Titedoudoua, opéré le 19 janvier et qui est ce soir dans un état très critique. Chienne de vie. Lui aussi était "sain" et n'avait rien demandé que de continuer à vivre auprès de sa famille.
Promis, j'essaye de revenir vite avec des articles plus rigolos et de reprendre le dessus sur la morosité.
Bonne nuit à tous.
